La belle quinquagénaire!

Et oui, déjà, ou seulement, selon son humeur, la cité scolaire de Saint-Nazaire a cinquante ans. Quelles belles histoires se sont écrites en ces lieux pour toute la jeunesse d’une cité en phase avec son environnement physique et humain.

Derrière les années écoulées beaucoup de témoignages sont là pour attester de l’importance de ce lieu dans la ville de Saint-Nazaire.

Vous avez vécu un moment dans la cité scolaire, ces pages sont les vôtres. Nous faisons appel à votre témoignage pour nous raconter « votre cité scolaire », « votre Aristide ».

Nous allons faire vivre cette mémoire tout au long de l’année scolaire 2009/2010 pour en retenir les grands moments de la vie de la cité scolaire et vous le restituer à la fin.
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Joël Batteux, un ancien de la cité scolaire se souvient…

68 Réponses à “La belle quinquagénaire!”

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  1. M.Thérèse D. dit :

    Bonjour à tous,
    Excellente idée que l’évocation de l’ »incontournable » short bouffant noir! C’est vrai que je me suis toujours demandé quelle allure j’avais avec, moi qui étais  » maigre » et qui n’en remplissais que la moitié! Avec les « basquettes » aux pieds, l’élégance en prenait sûrement un coup!

    D’autre part, en lisant les différents témoignages, je me demande si « Marie-Louise », Principale du tout nouveau Clg Jean de Neyman, n’était pas Madame Busson, précédemment Surveillante Générale au Lycée (Bâtiment de 4 étages) et appelée « Courtes-Pattes », car elle se déplaçait aussi en 2CV à l’intérieur du Lycée…

    Enfin, sur le tournage du film par M. Macé dans une classe avec « Oscar », il s’agit sans doute des séquences qui tournaient en boucle lors de la 1ère cérémonie du Cinquantenaire en décembre dernier, c’est chouette de lire ici les participants d’alors!

  2. Michel Mergny dit :

    A l’intention de Nelly Tapon-Couturier.

    Bonsoir Nelly, j’ai fait partie moi aussi de l’équipe de la Coopé de 1967 à 1969. Je me souviens très bien de cette période où l’on vendait cocas fantas, glaces, chocos BN et accessoirement du matériel scolaire. .L’ambiance au sein du groupe était très conviviale et ce petit paradis servait parfois de lieu de rendez-vous sentimental. J’ai encore en mémoire notre voyage à Paris avec Mr Boucheteille – je crois que son fils était aussi du voyage – quelques semaines après le mois de Mai.

    Sauf imprévu de dernière minute, demeurant en Normandie, je serai présent le 30 Mai prochain. Peut-être aurons nous l’occasion de nous rencontrer , Ce serait sympa.
    Je figure sur « Copains d’avant » où j’ai introduit 2 photos de classe correspondant à la même période. Sur les deux photos figure José Yequel qui faisait partie aussi du groupe.

    A bientôt peut-être,

    Michel Mergny

  3. Nathalie MARBOUTY (née CROCHET) dit :

    La cité scolaire: mes années lycées de 1977 à 1980 . l’histoire géographie pour la première fois à l’écrit du bac mais un professeur qui a marqué ma mémoire : Monsieur LELAY! quel personnage avec son cigare….en cours… sans oublier Monsieur GRAVES qui m’a fait aimer les maths et Messieurs LEPOLLOTEC ET LECOMTE qui m’ont ouvert la voie de la physique chimie car j’enseigne à mon tour!
    J’en oublie surement d’autres, qu’ils m’excusent.
    La cité scolaire où mon père a enseigné l’EPS pendant de nombreuses années avec conviction et enthousiasme dans différentes sections; puis s’est occupé de l’UNSS à saint nazaire … il serait surement venu voir l’exposition des 50 ans mais il nous a quitté à Noël dernier .

  4. Michelle dit :

    A Nathalie MARBOUTY (née CROCHET)
    Ce fut en 1959-1960 et 1960-1961 que je passais les deux baccalauréats encore en cours à l’époque. En 1959-1960, il y avait même eu trois baccalauréats, car nous avions passé un vrai baccalauréat en première au mois de février 1960. Cela ne subsista pas, mais je n’avais pas apprécié ces épreuves supplémentaires. A cette époque, il y avait déjà de l’histoire et de la géographie à l’écrit pour ces baccalauréats. Je me rappelle même les sujets. En 1960, le Kulturkampf et la Plaine du Pô et ses bordures montagneuses. En 1961 : La Guerre de Sécession et en Géo, j’ai oublié. Nous avions nous aussi M. Lelay, oui, un jeune et bon professeur. Il me surprenait quand il nous disait souvent pendant ses cours : « La récente Guerre », celle de 1940-1945. Cela à l’époque me semblait loin dans le temps, mais cela ne représentait en fait que 15 ans en arrière. Pour les oraux du Baccalauréat et du BEPC, nous devions nous rendre à Nantes. Quel voyage ! Pour certains, cela représentait un frein.
    Parmi les professeurs de Mathématiques, certains étaient très sympas, je me rappelle M. Jamet que je n’ai jamais vu mentionné sur ce blog, en 5 ème, il portait une blouse grise il me semble, c’était déjà rare. Monsieur Danjean aussi nous faisait aimer sa matière, mais d’autres non. Quand j’étais en 4 ème à Jean Macé, il y avait aussi un bon professeur de français-latin, Monsieur Simon (il avait des gros problèmes de vision), mais pas Yves Simon qui fut également un très bon professeur de lettres.

  5. D.M. dit :

    Quand je lis les différentes contributions à ce forum relatives au « vieil » Aristide, je regrette qu’il n’existe pas de photographies d’époque de cet endroit, ainsi que le déplore D. Sauvaget dans son intervention de 2009. Je n’ai effectivement rien trouvé sur internet.
    Les baraques n’existent donc plus que dans la mémoire des vétérans.
    Pour donner corps à ces souvenirs, je vais essayer de restituer l’image qui me reste de lieux que j’ai fréquentés pendant 6 années essentielles.
    En bas de la rue de la Caserne, je revois un espace assez vaste, ouvert sur le marais. L’avenue S. Lenglen n’existait pas, il me semble. A gauche, il y avait deux baraquements parallèles où logeaient des travailleurs nord-africains, que nous appelions l’ONCOR. J’ignore ce que signifiaient ces initiales. A droite, Aristide, dont les baraques formaient un triangle ayant pour cotés la rue de Pressensé, l’actuelle avenue S. Lenglen et un terrain vague qui servait de terrain de sports.
    A la construction, on avait prévu une entrée rue de Pressensé, mais on ne l’utilisait pas (les profs, peut-être…)
    On entrait par la pointe du triangle.A gauche se trouvait le hangar à bicyclettes, la salle de musique de M. Vieau, le bungalow du concierge, la salle de travaux manuels de M. Riquez, puis quelques classes dont celle de physique-Chimie (M. Aubrée). Là, on arrive au deuxième coté du triangle, où s’alignent les locaux administratifs, la grande salle d’étude et une ou deux classes (première et terminale, je pense).Le troisième coté du triangle, le long de la rue de Préssensé est séparé du deuxième par un passage menant au « terrain de sports ».Là se trouve un alignement de classes allant des secondes aux sixiémes, qui referment le triangle prés de l’entrée principale. J’allais oublier les toilettes, qui s’alignent dans la cour parallèlement à ce dernier coté.
    Tiens, je suis passé inconsciemment de l’imparfait au présent dans cette description…
    Si quelqu’un avait des souvenirs plus précis, ou plus exacts…
    Oui, Michelle, il y a bien eu une session du Bac en février 1960. Les points acquis au dessus de la moyenne devaient s’ajouter ou compenser ceux de juin. Peine perdue pour moi, puisqu’il m’a fallu attendre septembre pour décrocher le parchemin (à Nantes, à Clemenceau, il me semble).
    Que les plus jeunes lecteurs veuillent bien me pardonner ce saut dans le passé.

  6. Michelle dit :

    Réponse à D.M.
    Oui, les vétérans s’expriment, mais c’est peut-être la dernière fois que nous pouvons le faire et puis j’ai toujours regretté qu’il n’y ait pas eu de méta-analyses en France sur notre tranche d’âges, les enfants qui se sont éveillés à la vie dans les ruines, tant d’un point de vue physique, psychologique que de leur devenir social.
    Il n’y a pas de photos de notre ancien lycée de mon côté non plus, car à l’époque on photographiait essentiellement les personnes ou les enfants. Les appareils et photos étaient rares et chers.
    La description que vous faites correspond à peu près à mes souvenirs. Je confirme. Les sixièmes et cinquièmes étaient en face du local vélo. La seconde, je l’ai effectuée derrière le bâtiment administratif, vers l’espace des sports.
    L’ O.N.C.O.R. devait signifier « Office National des Cantonnements Ouvriers de la Reconstruction ». Derrière ces bâtiments s’étendaient les marais avec un petit ruisseau d’eau croupie et plein de plantes de toutes sortes, très utiles à l’élaboration de notre herbier en 6 ème avec M. Brouard. Plus haut, il y avait un petis bois de chênes le long de l’actuelle rue François Mitterrand. Vers 1955-1956, nous avons été témoins du comblement du marais avec du sable pompé directement par de gros tuyaux dans la mer. Donc, le marais comporta un moment de l’eau de mer avec quelques poissons de mer survivant au pompage. Il me semble qu’il y avait une entrée rue de Pressensé pour les personnels.
    Il y avait peu ou pas d’événements au cours de l’année scolaire. Le rythme en était marqué par les compositions trimestrielles et les inscriptions ou pas au Tableau d’Honneur et la remise du livret scolaire à rapporter signé par un parent. Le drame selon les résultats. A la fin de l’année scolaire, il y avait aussi la remise des PRIX, au moins deux dans chaque matière selon les résultats aux compositons. L’élève était récompensé par un livre. Je ne sais si cela se pratique encore.
    J’ai sous les yeux mes livrets scolaires et je suis surprise de voir de noms de professeurs que j’avais oubliès : Mme Dorméon en Histoire-Géo, M. Fonteneau en latin, Mme Robert en couture, et oui obligatoire à l’époque de savoir faire des boutonnières…, M. Pelleter, Melle Richardeau, Mme Mangeais…
    Pour finir, il pourrait être intéressant de demander s’ils le peuvent encore aux supervétérans leur souvenirs du Lycée avant la guerre. Mais leurs témoignages ont peut-être déjà été rapportés.

  7. anne CALVEZ dit :

    Quel beau combat, camarades vétérans!

    * contre la mémoire, déja …
    blouses et shorts de gym, (est il toujours de ce monde mr Gyaudeau « poulain « de mon père) oours de latin, de physique, de dessin, de maths,d’allemand de couture ranimés! merci Madame Robert , très jolie prof de couture de m’avoir élue « lectrice » et à marie Pierre, votre fille « Mapie » d’avoir été mon amie …

    *contre la lutte sociale, encore ..que de témoignages qui prouvent que ceci reste totalement d’actualité et inscrit dans l’histoire » d’hier, et de demain ! Nantes/t Nazaire « les belles soeurs rouge s »

    * contre la différence d’âge/ nous n’avons pas beaucoup de jours devant nous avant la fin de ce blog .:alors, JEUNES AMIS de notre vieux lycée, exprimez vous, prenez la parole, prenez le pouvoir !!
    bien à vous, les anciens, les nouveaux,

    que la joie demeure !
    baisers à tous,
    Anne

  8. Jean-Pierre dit :

    Deux années interne au Lycée Technique Nationalisé Jean Brossaud

    Après une 6e et une 5e au cours complémentaire de Donges qui venait d’être créé, où nous étions 16 élèves, je me suis retrouvé interne à Jean Brossaud.
    4e en 1959-1960, où l’on voyait la menuiserie, la chaudronnerie, la forge, l’ajustage et l’électricité.
    3e en 1960-1961 où l’on ne faisait plus qu’une spécialité. J’aurais voulu faire électricité. Mes notes en maths étaient trop faibles. J’ai fait ajustage. Ça ne m’intéressait pas beaucoup.
    Je n’ai pas vraiment choisi le technique. L’école de Donges m’avait envoyé passer des tests psychotechniques dont les résultats concluaient à une orientation littéraire favorable, malgré une orthographe déplorable.
    Mon père a dit : « Tu ne vas pas aller travailler dans les bureaux avec ceux qui font chier les ouvriers… ». Grossier mais lucide.

    Jean Brossaud était dans les locaux où se trouve actuellement l’internat. Il n’y avait pas encore beaucoup de bâtiments sortis de terre en dehors des ateliers en brique en haut, et d’Aristide Briand plus bas. Il n’y avait pas de soucoupe, ni de parc paysager, seulement quelques terrains de sports au milieu d’un vaste terrain vague.
    Le « surgé » s’appelait Bouchteil et nous le surnommions « Queue touffue » (bush tail). Son bureau était au premier étage, sur le palier, à l’opposé du couloir.
    Le prof de gym, Monsieur Thorez, qu’on appelait Toto était champion de lutte gréco-romaine, je crois, ce qui nous a valu des petits aperçus de lutte intéressants, beaucoup plus intéressants que de grimper à une corde toujours trop longue, et au moins il se passait quelque chose, alors qu’en haut de la corde, encore aurait-il fallu y arriver, il n’y avait rien.
    Beaucoup d’émoi au moment du putsch des généraux en Algérie en avril 1961. Est-ce qu’on va nous envoyer en Algérie ? (J’avais à peine 15 ans). J’ai appris la nouvelle sur le chemin entre les ateliers et le lycée, chemin qui longeait le terrain de sport.

    Le jeudi les internes qui allaient au patronage avaient le droit de sortir de l’établissement. Donc nous allions au patronage, sous la responsabilité d’un « curé ». Il y avait la possibilité d’écouter des disques et l’on grillait une gauloise. Ça faisait tellement tousser, et le goût n’était pas attrayant. Je ne suis jamais devenu véritablement un fumeur, mis à part quelques paquets de « Week-end », des blondes.
    C’était les premières chansons de Johnny Hallyday qu’on écoutait : kiliwatch, laisse les filles…
    Le patronage était de l’autre côté de la friche sans soucoupe et du parc paysager en butte de terre, dans une petite maison d’une petite rue.

    L’internat était à la Vecquerie pour les plus jeunes et à Bonne Anse pour les plus grands. Nous prenions le bus le matin pour nous rendre au collège. Nous chantions des chansons paillardes à tue-tête tout le long du trajet.
    « Si tous les pions nageaient, nageaient comme des grenouilles,
    On verrait bien sur l’eau 100 000 paires de couilles
    Ah les fraises et les framboises, le bon vin que nous avons bu,
    Ah les belles villageoises, nous ne les reverrons plus
    Si tous les pions volaient, volaient comme des bécasses,
    On verrait les potaches sortir leurs fusils de chasse. »

    « De Nantes à Montaigu la digue la digue »

    « Chez l’épicier, chez l’épicier,
    Fait moi crédit, fait moi crédit,
    J’ n’ai pas d’argent, j’ n’ai pas d’argent,
    J’paierai sam’di, j’paierai sam’di
    Je cherche fortune tout autour du chat noir… »

    « C’ n’est pas moi, c’est ma sœur qui a foutu la vérole au facteur ».

    Il arrivait aussi que nous chantions d’autres chansons comme « o wen the saints go ma chini ». Désolé, je n’étais pas fort en anglais.

    Mon collègue de table en cours d’anglais n’était pas très fort non plus.
    Le prof nous avait fait un contrôle avec des phrases en français à traduire en anglais et l’une d’elle était « son mari lavait des draps avec du savon ».
    « C’est quoi drap en anglais ? »
    Il me fichait la trouille à chuchoter pendant que le prof avait le dos tourné. Je lui ai répondu rapidement, trop rapidement, et sans une bonne prononciation.
    Quand le prof a rendu les copies il a appelé le gars de l’estrade : « Dites donc untel, pas facile de laver des merdes avec du savon ? »
    C’était le même prof qui faisait de l’humour dans le couloir quand nous soufflions après une course dans les escaliers : fffououou… « Ça suffit Westinghoussssssse. » Westinghouse était supposé être le fabriquant des freinages pneumatiques pour les poids lourds de l’époque.
    La prof de dessin, d’arts plastiques dans le langage précis de notre époque floue, était jeune, belle, et sympathique. Pendant qu’elle écrivait au tableau, des gars courraient pour aller regarder sous ses jupes. Ça me fichait d’autant plus mal à l’aise qu’une tante nantaise à moi était amie de sa mère, et j’ai toujours eu du mal avec la connerie ambiante.
    Le seul truc un peu sympa c’était les rédactions en français. Je me souviens d’une fois où il fallait décrire un événement dramatique. Le prof de français a lu la copie d’un élève qui décrivait un accident automobile :
    « Et au bout d’un moment ceux-ci sont morts à l’hôpital… Dites donc, c’est une vraie charcuterie votre accident. »
    Le prof de maths s’appelait Monsieur Blot.
    J’avais beaucoup de mal à suivre. En fin d’année il m’a dit « Vos résultats ne sont pas bons mais, vous êtes capable de bien travailler et je vous fais passer en classe supérieure. » J’ai continué à galérer…

    La médecine du travail avait installé son camion de radiographie dans un couloir des ateliers. Nous passions à la queue leu leu. C’était rythmé par la voix de l’employée, genre infirmière à poigne : « Respirez, ne respirez plus, descendez, au suivant… Respirez, ne respirez plus, descendez, au suivant… »
    C’est là qu’on c’est aperçu de ma myopie. Je n’ai rien dit à mes parents à cause du prix des lunettes. Ma myopie n’a été corrigée que deux ans plus tard en région parisienne.

    La cantine était dans une baraque en bois à côté du petit cinéma sur les hauteurs. L’affiche du cinéma changeait toutes les semaines.
    En bas de la montée sur la gauche de la rue il y avait une boutique qui vendait des journaux. J’ai souvenir d’y voir « système D » en vitrine.

    À l’internat les gars du centre d’apprentissage étaient dans des baraques en bois en grands dortoirs avec un poêle au milieu. J’y ai été mis les premiers jours avant d’intégrer le « château ».
    Il y avait un pion à grandes moustaches surnommé « Moustache de phoque », très impressionnant mais sympa.
    Quand on était collés on pouvait aller sur la plage et devant le « château », sous les arbres, on jouait à la pétanque.
    J’ai échappé à la bite au cirage, joyeuseté à laquelle certains bleus avaient droit. Seulement ceux qui avaient la grosse tête je pense.
    L’infirmière de l’internat était assez âgée (je n’avais que 14 ans). Elle était surnommée « Rustine », nom des petites rondelles de caoutchouc servant à réparer les chambres à air de bicyclettes.
    En arrivant à l’internat nous passions déposer et cirer nos chaussures dans une petite pièce située à droite de la porte d’entrée, ensuite nous allions en salle d’étude en chaussons, une salle en contrebas il me semble. Chacun se débrouillait avec son travail sous la surveillance d’un pion.
    On arrivait à parler d’autre chose. Une lettre attribuée à Madame de Sévigné circulait…
    Le matin nous prenions le petit-déjeuner dans une salle en sous-sol. Le pliage des serviettes en souris finissait par une bagarre de serviettes, parfois.

    Au lycée, dans le bâtiment bas perpendiculaire au bâtiment principal se trouvait une salle d’étude commune à Jean Brossaud et à Aristide Briand, ce qui fait qu’on avait la chance d’y côtoyer des filles. Et oui, pas de filles en technique ! Il y avait une splendide brune, ou blonde… Ou peut-être qu’elle n’était pas splendide…
    À la porte il y avait un distributeur de boisson : Coca-Cola, Fanta orange et citron.
    Circulaient des histoires de toto genre discussion sur l’horizontalité ou la verticalité du sexe des filles. Toto tranchait : vertical je vous dis. Ma sœur descend la rampe d’escalier sans culotte et ça fait zzzzzzzzzz. Sinon ça ferait beuleubeuleubeuleu.
    Les toilettes à la turc avec les portes qui laissait voir les pieds et qui n’allaient pas jusqu’au plafond étaient au bout du préau, bâtiment aujourd’hui transformé en garages ou je ne sais trop quoi. Certains s’enfermaient pour fumer une cigarette. Dehors on prévenait de l’arrivée des pions ou du « surgé ».
    Le terrain de sport était au-dessus du préau.
    Plus haut étaient les bâtiments des ateliers, en briques. Les cours de dessin industriel avaient lieu dans une salle située dans ces bâtiments, à l’étage. Nous avions un prof de dessin qui devait être sévère et pas très aimé. Des élèves lui avaient noué une manche de son imperméable qu’ils avaient remplie d’encre de chine.
    Le temps passé sur les étaux-limeurs et sur les tours était péniblement long. Le pire était quand même de limer, horizontal…
    J’ai été collé une fois ou deux, ce qui m’a donné la chance de voir le film « Graine de violence ». À Bonne-Anse on projetait des films, le samedi soir je pense. On écoutait aussi les disques des grands. On allait sur la plage où certains, à l’aide d’un couteau, récupéraient des balles de la dernière guerre dans les rochers (le Rocher du Lion ?)
    Graine de violence était ma première rencontre avec la musique américaine : Bill Haley. Les 45 tours c’était plutôt Johnny Hallyday, les Chaussettes noires, Daniel Gérard, Sacha Distel.
    Le « surgé » avait visionné le film la veille pour savoir s’il autoriserait les jeunes que nous étions à assister à la projection. Je peux lui dire merci. Je n’ai revu ce film que quelques dizaines d’années plus tard.
    Le plus dur c’était, sans doute, de rester 15 jours sans rentrer à la maison.

    Je dois dire qu’après une scolarité heureuse et brillante en primaire à Saint-Herblain, c’est à Donges, puis à Jean Brossaud que j’ai commencé à vivre dans une trouille de ne pas m’en sortir face à des grandes gueules et des magouilleurs, qui ne m’a quitté qu’assez tard. C’est ma vie.
    L’enseignement ne peut pas grand-chose face à la pression de la société.
    En 60, le fabuleux monde dans lequel nous vivons maintenant commence à se démasquer, à s’épanouir. L’optimisme de l’après-guerre a donné naissance à un individualisme forcené, et la culture ouvrière vit ses derniers jours. Les parents sont encore dans un système de solidarité, d’entraide. Mais chez les mômes c’est chacun pour soi et Dieu pour tous, sauf que ce Dieu-là a quitté les églises pour entrer dans les affaires.
    C’est comme ça que je me suis fait voler des manuels que j’ai été obligé de payer, d’où ma haine de l’encadrement qui ne sait qu’appliquer le règlement et de mes congénères trop lâches pour assumer leurs erreurs.
    Heureusement qu’il y avait aussi de belles personnes, ce qui m’a permis de devenir pas trop moche.

  9. Michelle dit :

    1 – A Anne Calvez
    Oui, Anne, dans un très récent bulletin de la Mairie de St-Nazaire, je crois, il y avait un article sur lui rappelant toutes ses nombreuses activités sportives, âgé de 87 ans et vivant à la Baule après être devenu kinésithérapeute quand il a quitté le lycée en 1964, si ma mémoire est bonne, pour raison personnelle.

    2 – Le témoignage de Jean-Pierre est très pertinent. C’était bien ainsi. La vie n’était pas si facile et s’en sortir pas gagné d’avance. On enjolive pas mal après, ces années ne me laissent en fait aussi que peu de bons souvenirs, pas plus qu’à l’Université où j’eus la chance d’entrer et de renconter certains professeurs vraiment très durs et injustes, sans égards ni bienveillance envers les étudiants, pas tous heureusement.

    Dans mon temps de lycée, il y avait quelques professeurs que je n’ai pas vus cités : Monsieur Battany en français-latin, Mme le Gallic en mathématiques et mme Gasquet en mathématiques ainsi que Melle Poupeau en français-latin. De bien mauvais souvenirs encore. Mes jugements, peut-être pas toujours justes, laissaient entrevoir mai 1968.

  10. anne CALVEZ dit :

    hello ,Michèle!

    sans vouloir faire d’appartée… un grand merci pour l’information concernant Mr Guiyaudau… papa et lui avaient été des « stars »de l’athlétisme dans la région dans les années 50/60 et je crois me rappeler qu’il luttait contre la cécité ? je vais essayer de retrouver ses coordonnées pour le saluer de la part de mon « Corentin »

    Battany, Gasquet, Gallic, Poupeau …. arriverons nous à épuiser les litanies, les déclinaisons de ceux qui ont dû tant nous marquer ….. puisque à parler d’eux ….nous parlons de nous ?!

    Que sont ils devenus ceux que nous évoquons tous depuis ces longs échanges ? déja partis , encore parmi nous?
    Leur mémoire, grâce à ce blog auquel je porte grande tendresse, est en fait bien inscrite , n’est ce pas ? en tout cas, parmi nous les anciens ….mais est ce justice ? il y a eu quelques générations depuis tout de même …tout autant, plus critiques et solidaires

    A un prochain au revoir ….. eh ! vous, les nouveaux, nos jeunes suivants, qu’en pensez vous ? qu’en dites vous ?
    bises à vous et à mes amis « anciens » …. aux gestionnaires du blog, aussi !
    Anne

  11. Michelle dit :

    A Anne Calvez,
    Alexandre Guyodo est facile à trouver, car je viens de le vérifier dans l’annuaire téléphonique.
    Les plus jeunes que nous n’interviennent pas souvent, peut-être par manque de temps ou de recul. Une vie presque achevée est sans doute nécessaire pour juger du passé et encore, même pour nous, nos sentiments changent en fonction du temps qui passe. Néanmoins, après 1968, les rapports enseignants-enseignés ont bien changé et changent encore. Le regard porté sur l’enfant et l’adolescent n’est plus le même, ils sont au centre de la famille et du système éducatif. Ce n’était pas ainsi pour nous. Depuis mon entrée en sixième jusqu’à ma sortie de l’Éducation Nationale en 2004, je n’ai connu qu’une succession de réformes et cela continue probablement. En bien ou en mal ? Éternel débat.
    Amitié à tous les intervenants de toutes années. Merci pour ce blog.

  12. M.Thérèse D. dit :

    bonjour,

    Avant que ce blog ne s’arrête, je voudrais évoquer le souvenir de « mots » que nos profs avaient l’habitude d’employer et qui les démarquaient:
    -M. Le Lay, M. Jacquier, Mme Renaud:

    D’abord M. Le Lay, puisqu’il en a été plusieurs fois question: il me semble en effet qu’il lui arrivait d’avoir un cigarre à la bouche, mais il devait être éteint, contrairement à M. Riquez qui, lui, fumait carrément pendant que nous nous efforcions de reproduire le plus fidèlement possible la symétrie des contours d’une bouteille ou les nervures d’une feuille d’arbre à l’automne…
    M. Le Lay donc, quand il parlait de Washington, ne prononçait jamais autre chose que: « vachinchton »; il y avait d’autres mots prononcés à la française, mais je ne me souviens que de celui-là, car il revenait souvent.

    M.Jacquier, français/latin, que j’ai apprécié pendant 3 années, de la 6ème à la seconde, se plaisait à s’exclamer, lorsque nous faisions qqch de mal: » mais que diable! faites attention à ce que vous écrivez! »

    Et puis Mme Renaud, professeur de Sciences Nat, qui, à ce qu’on disait, avait toujours dans sa poche son flacon de gnôle, ne jurait que par « scrogneugneu » à longueur de cours…A part son allure de maîtresse femme, je n’ai plus de souvenirs du cours!

    Il y avait aussi M. Macé, anglais, qui, dans une explication grammaticale, agrémentait chaque phrase d’un « effectivement » (ou autre mot similaire), que nous comptabilisions malicieusement sur un coin de feuille, en nous faisant des signes entendus – qu’il nous le pardonne!

    J’aimerais également rappeler la méthode de travail de Mme Le Gallic, en math, qui, si elle faisait beaucoup râler, m’a permis de « décoller » en 4ème:
    il fallait recopier le cours intégralement dans un cahier de brouillon le soir même du cours,(4 ou 5 pages avec les démonstrations), tout oublier et … tout recopier, une seconde fois, à la suite, la veille du cours suivant; elle vérifiait assez souvent les cahiers de brouillon: on était puni si on avait copié les deux fois d’une traite, elle s’en apercevait, parce que l’encre du stylo était -ou n’était pas- plus « baveuse » la 2ème fois!!! (à cette époque, on n’avait qu’un stylo bille en service à la fois)…

    D’autre part, je voudrais aussi ajouter ici une remarque qui ne peut être faite nulle part ailleurs:
    Il m’est arrivé de revenir 3 fois au lycée à intervalles d’une dizaine d’années, on va dire dans les années 70, 80 puis 90: à chaque fois, mais surtout la toute 1ère fois, lorsque le souvenir de ces locaux était encore « frais », j’ai ressenti sous le pied l’usure de la 1ère marche de chaque escalier du rez de chaussée: au Bâtiment F, côté Nord, au Bât C surtout côté Sud, et au Bât B Côté Sud…
    Comme dans les cités historiques, la surface de la marche se creuse toujours un peu plus…
    Combien de pieds se posent, plus ou moins énergiquement, sur chaque 1ère marche en 1 année scolaire?
    Qu’en sera-t-il dans 50 ans?

    Amicalement

  13. Gervot Chantal dit :

    Il est grand temps que j’effeuille moi aussi mes souvenirs : 11 ans passés dans cet établissement (7 en tant qu’élève interne et 4 en tant que pionne).
    Arrivée en septembre 1964, directement de ma cambrousse briéronne, que de changements ! La blouse rose obligatoire, le réfectoire, l’infirmerie et les profs qui nous appelaient par notre nom de famille.
    Cette terrible Marie-Louise Merrien qui se déplaçait dans la cité en 2CV, toujours en seconde, nous surprenait comme dit Claudine et qui un jour m’a humiliée comme je ne l’ai jamais été depuis. Quelques profs aussi nous terrorisait, nous qui n’avions appris qu’à obéir et à la fermer mais combien nous ont aidés aussi et pour qui je garde énormément de reconnaissance : en français notamment matière que j’aimais beaucoup ( Mr Lalande, Mr Aubry, Melle Greffier…) et en maths malgré mon aversion pour cette matière, ma pensée va aujourd’hui à Mme Bonnin et Mme Lecoq que j’aperçois parfois.
    Combien avons-nous vu défiler de « surgés »? Mme Busson, juchée sur ses talons aiguilles, qui vérifiait en bas de l’escalier si nous montions bien le long de la rampe et descendions le long du mur ( ce qui m’a valu l’arrachage d’un ticket dans mon carnet de correspondance), Mmes Richard et Bayet à l’internat, Mr Boucheteil avec qui j’ai travaillé plus tard, passionné de rugby et lecteur assidu de Midi Olympique…
    Et toutes les copines de l’internat, les secrets échangés au cours de toutes ces années, les pleurs le soir au dortoir mais les rires aussi, les lectures dans les toilettes une fois la pionne endormie, les pique-niques dans les douches… J’ai tant de souvenirs… Ces années-là furent heureuses pour moi et je crois encore sentir l’odeur du bois des boxes dans le dortoir.

  14. anne CALVEZ dit :

    Bonsoir à tous ,

    l’échéance approche à grands pas…
    Nous sommes donc sur le point de nous quitter, une nouvelle fois ? …C’est la vie !… un grand merci alors aux responsables de ce blog qui nous ont permis de rajeunir de … 50 ans, pour ma part !
    Une dernière question de néophyte à leur attention: peut on garder cet échange , et de quelle façon dans nos dossiers persos ?
    Ces souvenirs communs me donnent envie de les relire souvent , de les montrer à mes « petits » quand il sera temps pour eux de devenir « grands » ….car, c’est bien de cela qu’il s’agissait, n’est ce pas? devenir grand …

    Au lycée Aristide Briand ,encore de longues et belles années d’éducation concertée pour construire d’autres femmes, d’autres hommes et un vrai merci! à samedi ? je rechercherai sûrement des visages…bon vent à tous désormais!
    Avec une toute spéciale tendresse,
    Anne

  15. beliard petit christine dit :

    cinquantenaire du lycée, reportage: du monde,du
    monde,des discours,des discours,des p’tits fours,des p’tits fours,du
    mousseux et la fanfare du lycée ! et puis avant cela ,l’exposition: la
    vie de Jean Brossaud le déporté, de Francois BLANCHO,l’ancien
    maire,d’Aristide Briand l’humaniste; la construction du lycée,les plans
    d’évolution de 1967 à 2009,les règlements intérieurs,celui de 59: » les
    jeunes filles sont autorisées à porter le pantalon ( bleu jean et
    articles de même vulgarité interdits ) de début novembre à fin
    mars,encore que faut il que le port du pantalon soit seyant « )!!! et
    leurs évolutions:l’actuel:  » le lycée étant un lieu d’études,les élèves
    veilleront à porter une tenue vestimentaire appropriée « , les vêtements
    de l’époque et leurs évolutions et puis nos photos! ah nos photos 1964
    65 66,cela fait tout drôle de se voir sur le panneau!,mais sans leur
    évolution! il aurait peut être fallu,cela m’aurait évité de serrer des
    mains et de répondre gentiment à des sourires sans savoir qui est qui!
    pas osé demander  » rappelez moi votre nom! » on change donc à ce point là
    !,et puis on continue,on se faufile entre costumes cravates ,tailleurs
    chics et talons aiguilles (oui oui ,on peut encore:) et la fanfare ! ah
    cette fanfare,trompettes saxos trombone a coulisse guitare
    électrique,flûtes traversières,batterie,cor d’harmonie,accordéon
    chromatique suivant les morceaux et même la cornemuse,merci de ne pas
    l’avoir oubliée ,ah si nous avions pu créer une fanfare,!! elle nous
    fait suivre les panneaux,celui de mai 68: la rupture,moi je n’y étais
    plus,la rupture je la faisais à Paris! « zut ! un flic, chic! un
    pavé, »c’était notre slogan, à Aristide c’était: « non au
    conditionnement,l’imagination au pouvoir,liberté critique « .Après
    l’esprit de contestation,c’est maintenant et depuis longtemps (1994
    ),l’esprit campus :couloirs colorés,lieux de
    détente,restauration,hébergement,développement de l’art : techniques de
    peintures, sculpture dessin (cela change de Mr Riquez)théâtre,activité
    vidéo,atelier de danses,tout cela en option bac et la musique option bac
    depuis 82. Maintenant pour les 2900 élèves,ambitions scientifiques et
    techniques: cap et bts construction navale, jusqu’à la construction en
    99 par les élèves bts du mini sous marin du professeur Tournesol en
    forme de requin et puis bien sûr tout le matériel ultra moderne
    informatique etc… fini les discours (le recteur,le
    proviseur,l’ancien,le conseil général le maire ancien élève lui aussi )
    fini les p’tits fours,épuisé le mousseux adieu la fanfare, au revoir Mr
    Couty,notre prof de français toujours aussi aimable,il avait fait mai
    68 bien avant l’heure et à voir le nombre de personnes a l’entourer,je
    pense qu’il n’a laissé que de bons souvenirs, et puis à tous ceux qui
    ont connu Alexandre Guyodo,le prof de gym,le spécialiste du 3000
    steeple,20 fois international et quatrième aux jeux olympiques de
    Londres en 1948, l’espace sportif Alexandre guyodo vient d’être inauguré
    en sa présence,rue Guy de Maupassant à St Nazaire en avril 2010;
    honneur bien mérité quand on connait sa carrière de prof,d’entraîneur et
    de kiné .
    MERCI à tous ceux qui ont organisé ce cinquantenaire,ce fut une bonne
    initiative qui leur aura valu beaucoup de sueurs,d’énervements et de
    cheveux blancs,,après tout ,chacun son tour! merci encore

  16. MACREZ IVAN dit :

    que de bons souvenirs gardés de cette cité scolaire de l époque ou je suis arrivé en 1968 maitre d externat au CET Feminin,seul garçon dans ce milieu de filles mais ou j ai su me faire accepter au grand dam de la direction
    rapidement j ai intégré l’internat ou j ai été pion jusque juillet 1972
    je ne garde que de bons souvenirs des études,dortoirs,refectoirs ou j’avais su allier la convivialité et la bonne humeur avec les éléves tout en sachant garder discipline et respect
    la confiance accordé par mes surgés BOUCHETEIL,STEUNOU avec qui je jouais au foot dans l equipe de la cité scolaire,ou encore BOURSIER m ont permis de vivre 4 années trés enrichissante sur le plan humain
    Un grand salut à tous ceux qui me reconnaitront et qui peuvent m envoyer mail à ivan.macrez@wanadoo.fr

  17. Terrien dit :

    En lisant tous ces témoignages, la nostalgie m’ envahit…
    je ne pensais pas que tant d’ autres que moi revivaient ces années de lycée.
    Pour moi elles furent belles , heureuses, insouciantes…je n’ ai jamais ressenti de discrimination en regard au milieu social.
    Je suis arrivée au lycée en 3ème, en 1956, et en suis sortie après la terminale Philo en juin 1960. J’ ai passé cette année -là le bac en février.
    Je me souviens aussi du sujet que j’ avais choisi en histoire en février? en juin? la révolution russe..
    Portal/Poisson je n’en entendais parler que par les demi-pensionnaires.
    J’ ai aimé mes profs , presque tous!!!. J’ avais oublié le nom de la prof de français , latin…en 3ème.
    Bertounèche, Totor Lemétayer, Aubin , Prosper dont j’ ai oublié le véritable patronyme et à qui les garçons avaient offert un bouquet de fleurs – des glaïeuls- pour la st-Prosper, il n’ avait que peu apprécié!
    Taveneau, j’ ai adoré , j’aimais l’histoire , la géo. Il nous
    donnait une interro écrite le temps d’une cigarette.
    J’ ai eu sa femme en philo,elle avait toujours ses cours sur des feuillets très jaunis d’ une année sur l’ autre.
    Grand air le samedi après-midi..
    Un de ces après-midi, la prof n’ étant pas là, on s’est retrouvé dans la classe des M, j’ étais en C .Rigolades, discussions. Un ballon traînait , j’ai shooté, ma chaussure est partie en même temps que le ballon et est allée droit vers un globe lumineux au plafond..
    Le globe en morceaux sur le sol.Stupeur, envolée de moineaux…
    Le lundi , Totor vient chez les M demander que le coupable se dénonce sous peine de …omerta. Et moi je ne me suis pas dénoncée , j’ en ai encore honte , merci les copains de M, pas un n’a moufté..
    Anne Calvez, ton nom ne m’ est pas inconnu; pourrais-tu me donner quelques précisions sur les dates…
    Tant d’ anectodes mais ce serait trop long…Une autre fois…

    2 questions: que sont devenues les baraques avant d’ être rasées…
    - je me souviens de l’ONCOR appelé + tard foyers Sonacotra je suppose et + tard….-
    qui pourrait me donner des nouvelles de Jean-Pierre Boisdron pour lequel j’ avais le « béguin » en 1956-1957 et dont les parents ont déménagé à Saintes cette année-là.

    J’ai retrouvé des camarades sur « Copains d’avant » , nous correspondons ponctuellement.

    Merci à tous ceux , inconnus, qui témoignent de ces années qui , je le répète, ne furent pour moi que joie et insouciance.

    marie

  18. Véronique LE MOUROUX épouse Gerard dit :

    Mon grand-père ( Léon LE MOUROUX) était censeur à la cité scolaire
    mais je n’ai pas de date précise, je suis née en 1966 et je me souviens être allée dans son bureau toute petite, nous habitions sur place avant de déménager rue Roger Salengro.
    C’était de bons souvenirs qui reste gravés dans ma mémoire.

    Véronique

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