La belle quinquagénaire!

Et oui, déjà, ou seulement, selon son humeur, la cité scolaire de Saint-Nazaire a cinquante ans. Quelles belles histoires se sont écrites en ces lieux pour toute la jeunesse d’une cité en phase avec son environnement physique et humain.

Derrière les années écoulées beaucoup de témoignages sont là pour attester de l’importance de ce lieu dans la ville de Saint-Nazaire.

Vous avez vécu un moment dans la cité scolaire, ces pages sont les vôtres. Nous faisons appel à votre témoignage pour nous raconter « votre cité scolaire », « votre Aristide ».

Nous allons faire vivre cette mémoire tout au long de l’année scolaire 2009/2010 pour en retenir les grands moments de la vie de la cité scolaire et vous le restituer à la fin.
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Joël Batteux, un ancien de la cité scolaire se souvient…

68 Réponses à “La belle quinquagénaire!”

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  1. abriand50 dit :

    N’hésitez pas à travers vos commentaires à décrire un instant de l’histoire de la cité scolaire telle que vous l’avez connue.

  2. Rio dit :

    Didier Rio
    élève entre 1972 et 1976

    Bonjour,
    La cité scolaire de Saint Nazaire porte le nom d’un homme d’Etat dont tout les Nazairiens doivent être fier, Aristide Briand est pour l’heure l’unique titulaire d’un prix Nobel dans notre région:

    Le Prix Nobel de la paix lui fut décerné en 1926

    Pour ma part le 1er souvenir que je conserve est celui de deux profeseures de langue qui m’ont vraiment permis de décoller dans la capacité à communiquer en espagnol et en anglais:
    Madame Croix professeure d’Espagnol
    Madame Mesnard professeure d’Anglais.
    J’étais en second AB
    Ensuite il y a Jean Marc Bonhomme dont je conserve toujours un ouvrage sur la crise économique de 1929 (éditions Payot)qui était en charge des cours de Sciences Economiques et Sociales en Terminale B et qui vit à proximité de notre maison familiale du quartier de l’île d’Aix. Je crois savoir qu’il est en retraite depuis l’an passé.
    Enfin n’oublions pas les assistants de langues étrangères.
    Renée Jean (ou Jan?) qui fut professeure d’Espagnol et qui est aujourd’hui en retraite est restée comme moi en relation avec eux , en particulier avec José Luis Becerril Saenz aujourd’hui « professor catedratico de letras » à Saragosse sa ville natale. Bien sur quand je dis cela je suis obligé d’associer Bernard Boutin, professeur de Mathématiques qui a longtemps accompagné Renée Jean dans les échanges entre le lycée Aristide Briand et l’Aragon.
    Bref je ne veux pas vous ennuyer plus longtemps.
    Didier Rio
    professeur
    lycée Sadi Carnot
    Saumur

  3. SEBILO Francine dit :

    Aristide Briand c’était la section du BEP sanitaire et social puisque la seconde classique n’était pas possible! Dés le premier jour de cours le professeur principal nous informe que ce BEP n’a aucun débouché et ne nous permettra pas de trouver du travail, ce qui était vrai.

    Depuis plusieurs années je suis éducatrice spécialisée sans avoir eu le bac! belle revanche sur le systéme scolaire!

  4. alex delwest dit :

    Quand le temps était venu de passer au lycée, cette gigantesque cité scolaire m’a fait un peu peur. J’ai même préféré aller à La Baule pour ma première seconde, ayant étudié la possibilité du lycée expérimental, finalement trop risquée pour obtenir le bac.
    En fait chaque élève ne fréquente qu’une partie de cette cité: collège, lep, lycée… et même au lycée, il y avait ceux qui utilisaient le batiment F (face piscine), pour ma part, ma scolarité s’est cantonnée aux batiments C et B. Entre 1989 et 1992, juste avant les gros travaux… à cette époque nous avions un lycée à bout de souffle. Rien à voir avec le « confort » actuel ou de nos parents à l’ouverture… A cette époque (90′s) les élèves fumaient dans la cour et il était relativement facile de sécher les cours… J’ai été frappé il y a 2 ans en découvrant que les élèves étaient beaucoup plus cools qu’à mon « époque » (pas si lointaine)… Peut être la configuration des lieux avec la cafet’ et l’amphi que nous n’avions pas… qui donnent une ambiance plus universitaire à l’ensemble.
    Je découvre aussi que mon ancienne prof d’histoire-géo, Martine Jehanno est (avec d’autres) à l’initiative de ce cinquantenaire. Une prof qui m’a fait aimer ces deux matières. On ne se rend pas toujours compte lorsqu’on est élève, de ce que peuvent apporter certains profs. Il y en a évidemment qui resteront gravés dans ma (la) mémoire comme « mauvais » ou « pas très sympas »… et d’autres comme Mme Jehanno, Mme Jan (espagnol), Mme Regardin (éco-droit), M. Ropars (éco)… qui auront ouvert les yeux et l’esprit de leurs élèves.

  5. JOIE Michel dit :

    Quelque chose m’échappe ?

    Et oui je suis un ancien du collège Aristide Briand à Saint-Nazaire.
    Mais j’y étais dans des baraques préfabriquées, avec des classes surchargées mais avec des profs extraordinaires.
    Voilà voilà ! Mais c’était il y a bien plus de cinquante ans !
    Je suis entré en sixième classique (après le concours réussi) en 1949 !
    Et bien celà remonte à SOIXANTE ANS !
    Nous étions au bord du marais (transformé depuis en parc paysager).

    Alors, question : pourquoi occulter cette période où Saint-Nazaire émergeait de ses ruines ? N ‘ y a-t-il plus personne pour s’en souvenir et pour l’évoquer ?
    Bien sur, il ne faut pas ruminer sur le passé, il faut vivre avec son temps , tourné vers l’avenir.
    Mais le collège Aristide Briand a bien plus de cinquante ans, j’ y étais en 1949 et j’y ai passé le Bacc en 1955 !

  6. abriand50 dit :

    @michel:
    Il est tout à fait exact de noter que le collège Aristide Briand date de bien avant 1959 (en réalité 1867). Mais l’anniversaire que nous célébrons, c’est celui de la cité scolaire.
    Nul doute qu’à cette occasion, nous évoquerons également ce qui existait auparavant et de ce fait, merci de votre précieux témoignage.

  7. lebreton annick dit :

    j’ai commencé ma 6 éme à Aristide Briand année scolaire 1958-1959 et terminé en 1966
    photos de classe en témoignent
    par internet je renoue des contacts avec des anciens(es) élèves
    la discipline était stricte du temps de Melle Poisson
    existe-t-il des archives de cette période car j’ai oublié certains noms de profs , voilà ceux dont je me souviens
    en sport Melle Orgebin ,Mr Guillodo, en math Mr Bossard,en Allemand
    Mr Rochard,en Anglais Mme Wisoka,en dessin Mr Riquez,mais beaucoup d’autres encore dont j’aimerais retrouver les noms
    de cette période je conserve de bons souvenirs ,les débuts un peu la peur lors de la rentrée mais les dernières années sont plus cool
    je suis venue en 1999 quand les anciens du lycée avaient organisé une rencontre qui concernait plus vite les années avant « Aristide » j’espère de tout coeur que beaucoup répondront à cette anniversaire

  8. Michelle dit :

    Bonsoir à tous, Excellente initiative. Je suis d’accord avec Michel Joie. J’ai vécu sa période. Et même avant puisque j’y suis entrée en 1947 dans les classes primaires d’alors à La Baule les Pins, Place des Palmiers. J’aurais énormémént à raconter. En 1954, j’entrais en sixième classique et sortais avec le bac de Sciences expérimentales en 1961. Le niveau des programmes et des professeurs était généralement très bon, j’en suis reconnaissante. Mais je ne garde pas de ce temps un excellent souvenir du fait de la discipline, de la sévérité, du manque de bienveillance, de l’injustice à laquelle je fus trop souvent confrontée dans les réactions et les notations des professeurs. Il n’y avait aucun contact personnel ou discussion possibles avec les enseignants. Je garde des documents, des livres, mon livret scolaire de l’époque et quelques copies de terminale corrigées que je pourrais prêter.Ce fut une triste période qui m’a laissé bien de l’amertume et un manque de confiance. Tout n’était pas facile et la sélection était implacable et continue. Pas de contôle continu…Tout se jouait alors dans les compositions et les examens.

  9. M.Thérèse D. dit :

    Entrée au lycée dans des locaux NEUFS et EN DUR en 1960, je complète le témoignage d’un plus ancien (Michel Joie), et je réponds à Ouest-France de vendredi dernier: il y avait peut-être de la boue en 1960 à l’ouverture de l’actuel Bâtiment C, la cour était juste goudronnée (pour que l’on puisse s’y ranger par deux, 22 classes de sixième côte à côte), mais la ville entière était un chantier, il y avait des grues et des camions partout, nous vivions quotidiennement au milieu des travaux de la Reconstruction depuis 10 ans, le sentiment qui ressortait alors était la joie et la fierté d’être les premiers à rentrer dans une école « en dur » toute neuve avec 3 étages d’escaliers, les veinards qui avaient la chance d’avoir leur salle au 3ème étage pouvaient découvrir d’en haut l’étendue sableuse et désertique tout juste remblayée du Grand Marais, et j’ai dû réussir à tromper la vigilance de Melle Poisson pour prétexter d’aller aux toilettes au 3ème( ma salle de classe était au 1er), pour voir ce désert qui, quand j’étais à pied, me semblait sans fin…
    L’actuel Bâtiment B était déjà occupé, depuis 1959, par certaines classes de seconde, il semblerait que quelques classes aient aussi fonctionné en 1958, pour soulager les baraques du Grand Marais (situées en bordure de Grand Marais, face à l’actuelle Sécurité Sociale, qui bien sûr n’existait pas!).

    D’autre part, ce Lycée, financé par la ville avec sa gestion unique en France des manuels scolaires, regroupait les 2 collèges existant (Collège de Garçons A. Briand et Collège de Filles M. Rolland);le masculin l’emportant sur le féminin, il s’est appelé Lycée A.Briand! Pour les diverses dénominations qu’il a pu avoir par la suite, c’est de l’administratif (la dénomination actuelle LGT doit être la 3ème).

  10. M.Thérèse D. dit :

    Je veux bien relancer les mémoires en citant les noms de « Totor », « Tatave » et « Toutoune » qui ont marqué des centaines de lycéens; plus tard, il y a eu « Courtes Pattes », la SurGé, qui semait la terreur dans les couloirs, qui se déplaçait plus vite que son ombre, même son mari (prof d’anglais) en avait peur!

  11. Virginie M. dit :

    Excellente initiative! Que de souvenirs liés à Aristide en effet. Le plus marquant reste l’obtention du bac évidemment! Et puis surtout je pense aux professeurs, en particulier à Mme Jehanno, qui m’a donné le goût de l’Histoire, m’a permis d’avoir un véritable esprit critique. C’est grâce à elle que j’ai voulu suivre des études d’histoire. Je pense à également à Mr Rouby, professeur de philo qui m’a également beaucoup apporté sur le plan de la réflexion personnelle et pas seulement en classe de terminale pour le bac mais tout simplement pour ma vie d’adulte.

  12. lecoeuvre françoise dit :

    oui je me souviens de Courtes Pattes qui tricotait pendant ses surveillances d’études mais le professeur dont j’ai un souvenir inoubliable est monsieur Saulnier prof de français qui nous a fait découvrir Molière et La Bruyère sans oublier Madame Parent prof de math ainsi que Madame Sochard prof de couture etc…c’était notre année de 6ème en 1961 !!!!!

  13. Marcelle T. dit :

    Entrée en 6, année 1958-1959,sous la direction de Mmes Portal et Poisson qui dirigeaient d’une main de fer cet établissement en construction, dans un paysage de marais.
    Cour en terre battue entourée de »ganivelles », gars et filles séparés (le franchissement d’une ligne virtuelle entraînait des sanctions).
    Mixité dans les classes, sauf notre 6°qui était tout aussi bruyante que les autres.
    Cours de physique/chimie, sciences nat, dans les préfas situés devant l’actuelle sécu, nous nous y rendions à pieds et le cœur gai.
    Le bâtiment au bord de la route regroupait les élèves de la 6° à la 3°, celui de derrière, les grands de la 2° à la terminale.
    Puis il y a eu construction de l’actuel collège Jean de Neyman dénommé à l’époque « l’extension » qui a reçu les élèves de la 4° à la 3°.
    C’était déjà un honneur d’entrer en 6° au collège, sans examen, mais passer dans le bâtiment des « grands » était le but suprême.

    Ce passage dans cette cité en construction a laissé de bons souvenirs, ainsi, les pelouses actuelles n’étant que les monticules de terre, permettait aux beaux jours après la cantine de se relaxer parmi les coquelicots de cette friche….On voyait apparaître parfois quelques volutes de fumée vite cachées.

    Toutefois la discipline était très sévère, port de blouses de couleurs différentes suivant les niveaux classes, pas de maquillage, pantalons interdits, venant à solex, on devait soit lui adjoindre une jupe par dessus (ce qui serait mode aujourd’hui) soit le laisser dans les sacoches et mettre une jupe (sous les hangars à vélo).
    Gym dans le marais (actuel parc paysager), en petit short par tous les temps (pas de joggings à l’époque), si on disait qu’on avait froid, on était collés!!!
    Pour prendre le car il fallait courir en traversant le marais pour aller à la place Laborde (une copine y a laissé sa chaussure dans un fossé) ou filer dare-dare à la gare routière près de ville port, tout cela avec un cartable lourd de 1/2 pensionnaire.
    Il y avait le carnet de tickets arrachés en cas de problèmes (cars en retard, devoirs non rendus, matériel oublié… 5 tickets ôtés égalaient 2H de colle.
    A la cantine gars et filles étaient séparés, parfois on devait aller boucher des trous aux tables du réfectoire des garçons qui appréciaient notre venue car on mangeait moins ainsi ils avaient du « rab ».
    Mais, un prof de philo laissait ses élèves fumer dans la classe à côté de la nôtre dès 1966-1967 ! Avant les événements de 68 il y avait déjà une grosse évolution au sein de l’établissement malgré l’interdiction pour les gars d’avoir les cheveux longs, par exemple.

    J’ai le souvenir aussi de « coutes pattes » qui était moins dure que les proviseurs de 6°-5°.
    Certains professeurs ont marqué ma scolarité : M. Aubry qui nous tenait en haleine lorsqu’il lisait les textes de Maupassant et m’a donné le goût du français, Mme Gastinel prof de philo si sévère mais qui a su nous faire réfléchir, »Prosper » prof d’histoire géo, M. Cohn prof d’allemand aux méthodes avant-gardistes, et bien d’autres ( M Madec, Bossard math, M.Rochard, Gspann all…)

    Il ne me reste que quelque rédacs, tous mes documents ayant disparus dans les déménagements. Mais malgré certaines injustices, je garde un bon souvenir de ces années passées au Lycée, c’était le brassage de la jeunesse et la porte ouverte sur tous les possibles.

  14. Annick AMIOT dit :

    Je suis entrée à « Aristide » en 1958 après avoir réussi mon examen de passage (nous étions 2 dans ce cas) mais je n’ai pas de souvenir de cette époque. Par contre j’ai toutes mes photos de classe à partir de 1959 (jusqu’en 1964) et celles de mon frère entré un an plus tôt. J’ai trouvé aussi quelques rares photos de fêtes de classe de fin d’année et même une photo prise en cours de musique!
    J’ai des souvenirs très précis de certains profs comme le très « nature  » prof d’histoire, Mr Daniel, de sa future femme, prof d’anglais, de Mr Lelay (histoire), toujours très chic et qui faisait cours debout pour ne pas abimer ses plis de pantalon (?), de Mr Dangeant (maths)qui essuyait toujour sa chaise avant de s’assoir, du frère de Daniel Cohn-Bendit, jeune prof d’allemand débutant et tant d’autres… et sans parler des copins et copines de classe.
    Autant dire que je garde de bons souvenirs de ma scolarité à « Aristide ».
    J’espère que cet anniversaire sera l’occasion de retrouver quelques anciens !

  15. clémentine B. dit :

    je suis allée comme la plupart des collégiens nazairiens, après ma 3eme, à aristide briand! je ne garde pas de si bons souvenirs d’aristide briand, mais cela reste pour moi une expérience de vie comme une autre.
    Quand j’étais à aristide briand, j’étais de ces rêveurs qui cherchaient désespérément quelque chose de moins conventionnel! je me sentais oppréssée. j’ai donc pensé au lycée expérimental pour aller faire de l’art plastique et accéder à un cadre plus différent et plus convivial! Mais finalement j’ai atterri a Grand Air à La Baule.
    Par contre ce qui est bien c’est le bâtiment des sciences, d’éco et d’histoire/géo… quand on était assis près de la fenêtre au printemps on pouvait admirer un super « lever de soleil »

  16. M.Thérèse D. dit :

    Qui ne se souvient pas du lever de cette énorme boule rouge sur les toits de la ville, qui apparaissaient si loin de nous ( il n’y avait pas d’arbres, pas de tennis, pas de gymnase et le lycée se trouvait alors à l’extérieur de « la ville », avec les champs derrière)?
    Un matin, nous étions en petit groupe dans le bâtiment d’histoire-géo, l’ambiance était détendue, un élève s’écrit « ils arrivent »! on a cru qu’il parlait des extra-terrestres (c’était les années 60…), il voulait seulement faire allusion à une pub de l’époque, les « ronds rouges », symbole de la toute nouvelle société ELF…

  17. Chantal GUEDOUX dit :

    Bonjour à tous

    En 1965 le port du pantalon était toujours interdit (pour les filles)M. MACE, prof d’anglais, savait le rappeler. 1968 à la cité soclaire : soleil, pelouses … Puis, cette même année, la rentrée à Jean Brossaud. Je rencontre celui qui deviendra le père de mes filles (sommes divorcés depuis). Des souvenirs comme si c’était hier.
    Faites-vous la collecte de photos ?
    A revoir « les copains et les copines ».

  18. Demais Jean-Claude dit :

    Je témoigne avec plaisir de mes années passées dans ce lycée. j’y étais de 1960 à 1963, de la Seconde à Math-Elem, le niveau des professeurs était exellent, même si je n’étais pas ce que l’on peut appeler un bon élève, j’étais plustôt en adolescent rebelle.
    La classe qui m’a le plus marquée était celle de Première M’ de 1960-1961, Je ne sait pas pourquoi il existait dans cette classe un esprit d’équipe et une très bonne ambiance. a tel point que cette année là nous avons décidé de nous organiser une sortie scolaire en Brière d’une journée, avec pique nique et balade en bateau, et nous avions même invité le secrétaire général: Monsieur Briand qui était aussi notre prof de Géo. Ce fut une journée innoubliable d’autant plus qu’un de nos copains est resté suspendu à sa perche au dessus de l’eau, l’année suivante nous avions remis ça en terminale, mais le bac (1ere partie) était passé par là et avait fait du dégat. Pres de 20 ans plus tard nous nous sommes à nouveau réunis pour évoquer une fois de plus nos souvenirs de potaches. Presque les deux tiers de la classe avait répondu présent, alors même que beaucoup d’entre nous n’habitaient plus St Nazaire ou la région.
    Enfin une autre chose qui m’a marquée, cest la promimité du lycée avec les terrains de tennis crées à la même époque. Nous étions quatre élève de cette fameuse classe, deux garçons deux filles qui se reconnaîtrons si ils lisent ce blog, dèsque nous avions du temps libre, et souvent au lieu d’aller en étude, nous allions jouer au tennis en face.
    Que du bon temps et malgré tout par la suite de bons résultats.
    Jean-Claude Demais

  19. Tapon-Coutturier Nelly dit :

    Bonjour, qu’elle bonne initiative que cette commémoration!
    J’ai été scolarisée dans la Cité Scolaire de 1962 à 1970, autant dire toute ma jeunesse.
    J’ai connu la gréve des ‘mensuels’ où les demi-pensionnaires, enfants de grévistes comme moi, ont eu droit à la cantine gratuite, mai 68 ou quelques vitres de cassées ont failli punir tous les élèves.Moi, je préférai aller à la plage tout prés car il faisait un temps superbe!!
    Je me suis occupée de la ‘copé’, histoire d’être bien au chaud pendant les récrées et de vendre des chocos.
    Avec Mr Boudeseuil, surgé de Jean Brossaud à l’époque, nous avons été récompensé par un voyage à Paris , super souvenir!!
    Sans oublier les ‘pions’ de l’époque,dont un est devenu Maire d’une ville trés proche……..
    L’anarchie des années aprés 68 ou tout le monde fumait et draguait en classe!
    J’ai inauguré la première section B à Jean Brossaud, et je dois dire que je n’étais pas une assidue du travail!
    Merci de votre initiative et bonne chance.

  20. Tapon-Coutturier Nelly dit :

    Qui se souvient de ‘Marie-Louise’ Principale plus qu’agée des 4éme et 3éme, dernier batiment au bord du BD de l’hopital en 1965-1966-1967?

    Elle avait une 2 Chevaux et nous nous amusions à courir à coté quand elle traversait le terrain derrière le batiment à toute petite vitesse.
    Notre grand plaisir était de courir plus vite qu’elle ne roulait; ce qui lui faisait trés peur!!

    Pas trés malin de notre part, je l’avoue, mais que de souvenirs!!

  21. Florence LE GALLOU dit :

    Pour moi, que des bons souvenirs d’ »Aristide », entre 1976 et 1979, l’année du bac. Quelques images en mémoire: le garage à vélos, où se tenait la vie sociale et amoureuse, et le local du rez de chaussée du bâtiment B où se vendaient des pains au chocolat aux récréations (pas de cafétéria à l’époque). Quelques professeurs aussi. Tout d’abords Monsieur Graves, professeur de Mathématiques, dont le dévouement à ses élèves allait jusqu’à nous donner des heures supplémentaires d’enseignement pour faire des devoirs en 4 heures dans les conditions du bac, un mercredi sur deux. Au début de l’année, on trouvait ça un peu dur, mais à la fin, quasiment tout le monde a eu son bac C avec de très bonnes notes en math! Il est parti en Bretagne pour sa retraite, mais j’aurai un immense plaisir à le revoir et à le remercier, s’il vient au Cinquantenaire. Monsieur Jauralde, professeur d’Espagnol, qui nous parlait espagnol en toutes circonstances, même si on le rencontrait en ville, ce qui était un peu déroutant, et qui m’a fait découvrir la poésie d’Amérique du Sud. Madame Croix et Madame Francheteau, professeurs d’Espagnol. Monsieur Busson, professeur d’Anglais haut en couleur, qui nous accompagnait bien volontiers lors des échanges avec Sunderland. Monsieur Ridart, autre professeur de Mathématiques, expert en lancer de craies. Madame Fréneau, professeur d’Histoire-Géo, et Mme Pasquier en Sciences Nat. Enfin Monsieur Steunou, dit « Iznogoud », le CPE, plutôt jovial, mais qu’il ne fallait pas embêter! et Madame, qui était professeur d’Education physique.
    J’étais très contente que mes deux enfants aillent eux aussi à « Aristide », mais en les accompagnant j’ai à peine reconnu mon lycée, avec la cafétéria, les laboratoires de langues, les salles de SVT avec des microscopes à plusieurs têtes, les salles de Physique avec des ordinateurs, la salle de vidéo, l’immense CDI et l’amphithéâtre!

  22. Loulou dit :

    Apres la lecture des divers messages des anciens ,je suis surprise que le souvenir qui reviens parfois est la discipline rigide .Certes ,elle n’était pas aussi laxiste que maintenant mais malgré mon caractère vif et parfois tubulent ,j’ai passé quatre bonnes années de 1960 à 1964 en qualité d’interne .Cette vie en communauté m’a forgé le caractère et m’a aidée plus tard dans ma carriere .L’externat en dehors des cours m’etait pénible car nous avions un nombre important de permanences . Ces moment devaient etre en théorie utilisé pour preparer nos devoirs ,mais selon les pions se transformaient en salle de conversation .La blouse a été plus un probleme pour le ou la SurGé que pour moi car il lui manquait souvent un bouton quand elle etait boutonnée!!! Bref ce n’etait pas l’ambiance d’aujourd’hui mais pour ma part ,ce n’etait pas le bagne .Les copines internes si elles me lisent auront un petit souvenir aux Decales de fin trimestre qui se déroulaient dans les dortoirs aprés extinction des feux et qui nous ont laissé bien des photos !!!

  23. Daniel Sauvaget dit :

    C’est clair, c’est l’anniversaire de la Cité Scolaire, et non celui des baraques de la rue de Pressensé (60ème). Mais quelques précisions me semblent nécessaires, à moi qui ai suivi les cours de la 6ème à la 1ère dans les baraques du Grand marais :
    1) la mixité des classes était la règle à Aristide Briand dès 1949, non pour des raisons de principe (modernistes ou autres), mais sous l’empire de la nécessité, les urgences de la renaissance de la ville parallèlement aux lenteurs inévitables de le reconstruction ;
    2) l’accueil des élèves venus de la rue de Pressensé – on disait aussi du Grand Marais, car c’était véritablement un marais, avec moustiques, grenouilles, dytiques et hydroptères, libellules, etc. y compris des gros rats – s’est fait en deux temps, je crois : pour ma part, élève de classe terminale, je suis arrivé dans la Cité scolaire en septembre 1959, et il me semble bien (vérification souhaitée) que des classes (sixièmes, cinquièmes ?) fonctionnaient déjà dans les nouveaux bâtiments l’annèe précédente;
    3) les nouveaux bâtiments sont contemporains d’un accroissement important des effectifs, d’élèves et de profs, et signifiaient aussi davantage de moyens matériels pour l’enseignement (labos, musique, etc.). Les profs les plus connus, craints ou populaires, étaient les mêmes : Mme Taveneau, prof de philo, M. Taveneau, hist-géo, responsable de l’antenne d’orientation professionnelle (plus tard directeur du collège de Savenay), Serrant (dit « Prosper, je ne sais pourquoi – c’était mon prof préféré, Brouard, sciences nat, Mme Siemeradzka et Piriou, profs d’anglais (Piriou avait aussi des responsabilités à la Bibliothèque municipale, alors située au Jardin des Plantes, Couty (orthographe à vérifier : celle de l’interview de l’Echo de la Presqu’ile ne me semble pas certaine (la vôtre est exact NDRL)), qui s’est occupé du ciné-club du collège, les profs de gym Guyodo (adoré des jeunes sportifs, et actif dans une association de la ville) et Conan (qui nous racontait des histoires lorsque la pluie nous empêchait d’aller en plein air), et d’autres. Sans oublier « Totor », de son vrai nom Lemétayer, assez craint, mais qui connaissait trés exactement les élèves, leurs familles, les problèmes de certains, les cas sociaux, et qui soutenait le sport, et participait régulièrement au match de foot annuel des élèves contre les profs
    Donc, ne serait-ce que sur le plan institutionnel et du point de vue de la pédagogie et de l’engagement des enseignants, il n’y a pas eu de césure ;
    4) puisqu’il semble admis que les baraquements scolaires seront évoqués  à un moment ou un autre, qu’il soit permis de signaler que les documents, les photos notamment, qui pourraient d’écrire ce petit univers, sont tellement rares que les auteurs (dont je suis – mention dépourvue d’interêt publicitaire !) du livre qui vient de paraître « Saint-Nazaire au temps des baraques » n’ont pas réussi à  trouver une seule illustration ; ils sont peut-être maladroits, mais il semble que Patrick Pauvert, un spécialiste pourtant, n’a pas réussi non plus à s’en procurer une seule quand il préparait son dernier bouquin de photos sur la ville…
    5) enfin, désolé d’être long (c’est la passion), une anecdote : lorsqu’une petite commémoration de la naissance du nouveau « collège » Aristide Briand a été organisée en 1999, les anciens ont été très gentiment invités. Le patron (le proviseur ?) a fait un petit discours sympa, évoquant les « cabanes de chantier » qui avaient reçu les élèves… Ce ne fut qu’un cri : « non, des BARAQUES ! » – anecdote qui prouve que ce temps des baraques restait méconnu.

    Tout cela étant dit sans nostalgie, pour encourager les recherches… merci à ceux qui m’ont lu jusqu’au bout

  24. Evelyne dit :

    Comme Daniel Sauvaget, j’ai connu le collège Aristide Briand au temps des baraques,en 1956, je me souviens qu’il y avait alors “Jean-Macé” dirigé par Madame Poisson et Mademoiselle Portal, situé à l’emplacement du parking J Macé actuel et “Pressensé” à la place de la CPAM, le surveillant général était alors Totor. Les repas se prenaient à Jean-Macé, et l’internat pour les filles se trouvait aussi dans les baraques à l’emplacement de l’actuelle médiathèque.Les garçons eux, étaient logés à Porcé, ils avaient droit à un car pour rejoindre leurs dortoirs, nous les filles qu’il vente où qu’il neige, nous faisions tous les déplacements à pieds.Il me semble que nous avons rejoint les bâtiments actuels en 1959. La vie dans les petits dortoirs des baraques était plus agréables que dans le nouveau bâtiments . Je me souviens des surveillantes qui nous aidaient à faire nos devoirs, et qu’on s’amusait à faire enrager

  25. Evelyne dit :

    Je voudrais continuer par l’évocation des nouveaux bâtiments, s’il y avait plus de confort, l’ambiance n’était plus le même, moins chaleureuse. A cette époque à l’internat nous n’avions pas de salon, pas de télé, entre les heures d’étude nous étions dehors et si par mauvais temps on pouvait rentrer dans une grande salle, il n’y avait rien pour s’asseoir. C’est vrai que nous avions de l’espace entre les bâtiments, aucune cloture, et les buttes de terre qui restaient du chantier nous servaient de terrain de jeux, bien qu’il était interdit d’y aller. Je voudrais évoquer ausi Monsieur Serrant que nous appellions « Prospère » qui m’a fait aimer l’histoire de France, qu’il racontait comme une histoire tout court,Monsieur Coutil qui nous lisait l’Illiade et l’Odyssée…Monsieur Simon en Français, toujours très calme….et les nombreux surveillants qui pour les internes servaient de tuteurs…..les heures de colle n’étaient pas rares, et rester tout un samedi après-midi en étude !!!!!!

  26. BERGERON dit :

    Bonjour

    Merci à tous ceux qui vont contribuer à assurer la réussite de cette commémoration.
    Je suggère qu’on retrouve quelques photographies montrant l’extérieur proche, les accès routiers, et les parkings dans les premières années. La facilité d’accès de la cité scolaire en a toujours été un précieux atout que j’apprécie particulièrement. Saint-Nazaire est une ville où, pour le moment, il fait bon circuler en automobile et stationner, ce qui est rare en France en ces moments où trop de personnes fustigent les automobilistes pour le simple plaisir ou par pur effet de mode.

    A Bergeron
    Enseignant

  27. Septembre 59 ! J’y étais en 4e exactement, et interne en plus ; çà fait tout drôle d’être vétéran te !
    En ces temps là l’internat occupait une grande place dans ma vie, au gouvernail trônaient les redoutables Melle Poisson et Portal, que les internes désignaient familièrement sous l’étiquette « les P.P. font la loi « , ça rigolait pas je vous le jure, nous craignions jusqu’à leur ombre. L’externat nous semblait fade à côté de ce microcosme cadré par ces surgé qui semaient la terreur. En lisant certains posts, il y en a certaines que j’ai du croiser qui confirmeraient
    D’autres témoignages m’ont rafraîchi la mémoire :
    Eh oui ! Mr Lelay prof d’histoire , sosie de J. chirac en jeune,( ou le contraire) Mme Le Quelec prof de math qui m’avait collé un 0 , sans même avoir lu mon devoir parce que j’avais utilisé le Bic. Mme Francheteau très bonne prof d’espagnol. Mr Fontaine qui aurait converti aux maths les plus réfractaires, Mr Riquez prof de dessin qui nous gavait de cours théoriques sur la perspective ,et l’étude des plâtres classiques, et la salle de musique : ma punition , avec l’étude du solfège et du pipeau, mais aussi heureusement l’étude des grands de la musique. Mr Couty qui nous faisait voyager, comme Ulysse , a telle enseigne que lorsque je suis allée en Grèce longtemps après, j’avais l’impression de déjà vu ( l’esprit de l’enseignement des textes est tenace) sans oublier Mr Simon qui avait la bonté de nous dire que nous étions l’élite, en seconde, ce qui avait tout pour nous plaire !
    En ces temps là l’environnement bucolique du lycée ne manquait pas de charme : tas de cailloux, herbes folles, fossés et flaques d’eau, vaste champs de liberté au dela de la cour goudronnée, ou nous aimions nous prélasser de temps en temps aux heures de perm.
    La discipline était stricte, mais on s’arrangeait . Le bahu , comme on disait a forgé j’en suis sûre des générations d’individus solides , bien dans leur vie, et je souhaite qu’il en soit ainsi pour les générations futures.
    .

  28. M.Thérèse D. dit :

    à propos de photographies, je suppose que la magnifique photo aérienne qui tapissait le mur de la « salle des actes » (l’unique salle de réunion qui a servi jusqu’à la fin des années 80 ) existe toujours quelque part … au moins dans les 1ères plaquettes du lycée… sinon, dans les années 60, l’appareil photo ne faisant pas partie de la vie courante, peu d’élèves ont eu la possibilité de prendre des photos souvenir, même en 68, alors que nous traînions désoeuvrés et faisions des sit-in sur les pelouses! d’ailleurs pour ma part, j’ai reçu un appareil photo en cadeau,… pour le bac…

    Les parkings, eux, n’étaient pas prévus: je me souviens que les professeurs alignaient leurs voitures le long du trottoir, Bd de Coubertin; les cours intérieures servaient en effet de terrain de hand, ou de volley,pour les heures de sport, en dehors bien sûr, des récréations, où les cours servaient alors à jouer au loup, à cache-cache …( la cour du bâtiment C était la cour des 6èmes et 5èmes)…

  29. Claudine quistrebert dit :

    Bonjour,

    Un article du journal « la presqu’île » précieusement conservé par ma mère m’a fait connaitre cette commémoration. Que de souvenirs pour moi également. Interne de la 6ème à la terminale entre 1964 et 1971!
    En tout premier l’arrivée dans ce lieu qui me paraissait gigantesque, que de distance entre l’externat nommé à cette époque le GOD, le réfectoire, l’internat pour moi qui avait toujours été scolarisée en classe unique !!
    Comment calculer le nombre d’heures passées dans les salles d’études tant à l’externat qu’à l’internet !
    Mai 68 ! j’étais en 3ème ne comprenant pas très bien les enjeux de tout cela, je garde le souvenir de Gabriel Cohn Bendit (et sa tignasse rousse ..)qui arranguait la foule des éléves (prof très apprécié par ses élèves d’ailleurs). L’heure était à la panique et nous avons quasiment été renvoyé de l’internat un matin sans savoir par quels moyens de transport nous allions rejoindre nos parents, les cours n’étant plus assurés.
    C’était évidemment super pour nous !
    Dès l’année suivante nous pouvions porter des pantalons toute l’année et les réfectoires étaient devenus mixtes !!
    Je me rappelle en classe terminale avoir passé beaucoup de temps à rêver en voyant les bateaux entrés et sortis du port, les classes étaient au 4ème étage !!
    je me souviens également de  » Marie-Louise » qui m’impressionnait beaucoup je n’aurais jamais osé courir après sa 2CV !Elle avait l’art de débarquer le soir à l’internat et à sa vue on se sent immédiatement pris en défaut même si on ne savait de quoi ! Sans doute étais je très impressionnable à cette époque !!

  30. Coralie dit :

    Ah les années lycées!!!
    Que de bons souvenirs!! Et surtout que de grands souvenirs!!!! Que de rencontres!!!
    On arrive la boule au ventre dans la cour des grands et on en repart la larme à l’oeil et le bac en poches!!!
    Moi, je ne suis pas une élève si ancienne que cela (baccalauréat 2000) mais c’est avec Nostalgie que je reviens de temps en temps en tant qu’enseignante au sein de ces locaux qui ont été « les miens »: le coeur, la cafet, le batiment C,le self, le gymnase, etc… Et les bancs aussi, ou j’ai rencontrée mon mari.
    Je garde aussi de très bons souvenirs des différentes traditions: le festival des lycées, le dernier jours de classe et les résultats du bac avec ses pleurs et ses rires!!! Puis la fête du bac sur la plages dans les heures qui suivent!!
    Et puis, les profs qui alimentaient nos conversions, apres biensur les garçons et les cours!! C’est d’ailleurs, assez étrange de se retrouver de l’autre côté de la barrière!!
    Tres Bon Anniversaire!!
    Encore pleins de belles histoires!!

  31. Mergny Michel dit :

    Bonjour,
    Je suis arrivé comme pensionnaire en janvier 1965 à la cité scolaire de St-Nazaire, en provenance des Charentes Maritimes. Je garde de ces 4 années de présence un excellent souvenir. j’ai vécu des moments inoubliables pendant la pèriode de Mai 68. A la retraite depuis peu, j’ai renoué grace à la toile, des liens avec d’anciens copains pensionnaires. Nous avons bien l’intention de nous retrouver l’année prochaine à St-Nazaire pour revisiter les lieux.Ce sera, sans nul doute, un grand moment.

  32. Philippe B. dit :

    Bonne anniversaire à la cité scolaire A. BRIAND. J’ai souvenir de bons et moins bons moments. Arrivé en 1962 en 6R6, j’ai le souvenir d’avoir cotoyé de supers copains et copines dont certains ont fait de belles carrières depuis dans divers domaines : professeur au CHU de NANTES(réputé), médecins,dentistes à ST NAZAIRE ou NANTES, chef d’entreprises, ingénieurs chantier naval ou aéronautique, enseignants, sportifs de haut niveau et beaucoup d’autres, solides dirigeants associatifs. J’ai ensuite pris la direction du cousin J. BROSSAUD. Grâce à des professeurs humains j’ai pris goût à l’histoire, au français et aux maths, le sport avec M. GUYODO était un exemple de volonté et son collègue qui était aussi un grand dirigeant sportif à succité ma vocation dans le monde associatif. J’ai souvenir aussi de ce petit prof de travaux manuel à qui je pense souvent en revoyant un de ces exercices qui était la fabrication d’une lampe de chevet : elles trônent actuellement dans mon atelier (et oui j’ai la paire car j’avait redoublé cette classe !). Je me souviens de la construction de la SOUCOUPE qui nous prenais une partie de notre terrain de jeu après les cours : le grand marais.
    Je laisse ici quelques prénoms qui pourraient se rappeler ces années de 1962 à 1966 : HERVE (2)- DOMINIQUE – EVELINE – PATRICK (2) – MICHELLE – CLAUDE – FRANCOISE (2)- HUBERT – CHRISTINE – MARIE-PIERRE (2)- JEAN-CLAUDE – ALAIN – CHRISTIAN – PIERRICK – GERARD – CHANTAL etc …
    Merci à Mme LEBRETON pour l’histoire/géographie, M. BLOT pour les maths, au prof d’anglais car cela m’a permis de mieux vivre mon métier, ma prof de sciences qui habitait SAILLE et fait découvrir les sciences dont je suis friand. Pardon à ma prof de musique et M. AUBIN pour le dessin, j’ai fait des progrès depuis !
    A bientôt peut-être pour certains d’entre-vous

  33. beliard petit christine dit :

    je guettais ce moment avec impatience,j’etais eleve de1962a1966,de la troisieme a la terminale,j’y ai rencontre en seconde celui qui devint mon mari.je me souviens de mr lelay,le prof d’histoire geo,toujours impeccable,chaussures cirees et complet noir,il aurait presque pris de gants pour ecrire a la craie!,mr riquez le prof de dessin qui nous traitait de tous les noms d’oiseaux…..qui pouvaient en choquer plus d’un,,mr ridard mr pelter,les profs de maths,,mr couty,le prof de francais s’asseyant sur le bureau,les pieds sur la table de classe,on ne pouvait qu’aimer la litterature avec lui et le cinema qu’il gerait le samedi apres midi,souvenir des :chevaliers teutoniques,alexandre nevski etc.. mme daniel la prof d’anglais,sympathique avec qui j’ai garde des contacts par la suite comme du reste avec mr guyodo ,le prof de gym qui est toujours le meme ,j’assistais egalement aux cours de russe en candidat libre quand les cours ont debute a aristide,j’avais deja trois ans d’avance avec le centre de tele enseignement mon plus mauvais souvenir: mon heure de colle donnee par la tres severe mme constant parce que j’avais ose mettre du beurre de cacao qui me rosicait un peu les levres pour aller au cours de gym avec la prof mimi poussier faire des glissades un hiver sur le petit lac de ce que l’on n appelait encore pas le parc paysager

  34. Sylvie L dit :

    Aristid, que de souvenirs !!!
    J’y suis arrivée en 73 en seconde C. L’ambiance était terrible. Que des grosses têtes ! Je n’ai jamais réussi à ma faire le moindre copain ou copine. J’ai donc redoublé en B. C’était beaucoup plus cool, avec des profs comme Cohn, David ou Bonhomme; cela ne pouvait être autrement. J’ai le souvenir d’un prof que j’ai cité en exemple de nombreuses fois; il s’agit de Mr Boutin, professeur de maths. C’était un prof qui arrivait à se faire respecter tout en étant sympa. Même les nuls en maths essayaient de travailler avec lui (n’est-ce pas Maryline?). Je me suis loupée en maths au bac car il s’était blessé en faisant du foot et je n’ai pas pu me résoudre à travailler avec son remplaçant qui n’avait pas le même charisme. Je me rappelle également une jeune prof de géo-histoire qui avait les même qualités d’enseignante et qui, malheureusement est décédée en cours d’année. Je m’en veux de ne pas me souvenir de son nom. Elle le méritait.
    Bonjour à tous. J’aurais plaisir à rencontrer tous ceux avec qui j’ai passé les belles années de notre jeunesse.

  35. Angele kurczewski dit :

    Appel à témoignages pour le spectacle de la Compagnie HVDZ à la Cité Scolaire

    Bonjour

    La compagnie HVDZ dirigée par Guy Alloucherie, est à la recherche d’une dizaine de personnes qui accepteraient de témoigner de leur passage à la Cité scolaire, tout établissements et années d’études confondus.
    Les témoignages seront réalisés sous forme d’interviews filmées qui seront intégrées au spectacle  » Veillée à la Cité Scolaire  » qui sera présenté les lundi 29 et mardi 30 mars prochains à la Cité Scolaire.
    Les témoignages seront recueillis le vendredi 12 et samedi 13 mars.

    Merci de prendre contact avec Angèle Kurczewski au fanal au 02 40 22 39 38 ou par mail angele.kurczewski@lefanal.fr

  36. Tapon-Couturier Nelly dit :

    Bonjour à tous
    Qu’êtes-vous devenus les anciens de Jean Brossaud des années 1967, 68, 69?
    Vous souvenez-vous de la copé qui nous permettait de rester au chaud pendant les récrés et de manger des chocos?
    Et vous Mr Boucheteille…(et non Boudeseuil comme je l’ai ecris précédemment), notre surveillant général de l’époque?
    Et Paul Guerin ancien pion et qui habitait Penestin avec qui nous avions tous sympatisé?
    Si vous lisez ces mots, manifestez-vous SVP.

  37. sandrine gendron (gillet) dit :

    Je garde un excellent souvenir de cette cité scolaire, les années au collège (rebaptisé Jean de neyman) ou j’ai séjourné de 75 à 79. Puis je suis passée « chez les grands » au lycée de 80 à 83 pour y préparer un bac G1. Je garde en mémoire certains profs qui m’ont laissé des souvenirs ou bien amers ou bien chaleureux : Mme regardin, Mme Trémoureux, Mr Perrais qui écrivait des poèmes et faisait du dessin. Et surtout mon prof d’éco Bernard Garnier qui a su me faire aimer les cours d’éco. Je me souviens des moments passés dans les cafés avec les copines : le café de l’étang, et chez janick. J’ai des souvenirs plein la téte et je suis nostalgique de ces années…

  38. anne CALVEZ dit :

    Bonsoir à tous,

    il existait encore « l’examen d’entrée en 6° »… c’est ainsi que je suis arrivée à Manon Rolland en 1956 sous le règne des Poisson /Portal aux cheveux teintés de bleu …certes presque tous les profs , grâce à nos mémoires respectives remontent dans nos souvenirs : ah! les Totor, Tatave, Toutoune, elle, surtout , avec ses chaussures plates et ses anglaises …et André Rochard, mon prof d’allemand préféré (son wer ist wo was est resté célèbre cette année là) qui avait épousé une de nos consoeurs … le bébé doit bien avoir 50 ans, à présent ??

    j’ai secoué les neurônes concernés et ai retrouvé le nom de plus de 50 d’entre nous… certes, c’est fastidieux de vous en imposer la liste mais peut être que ceux ci pourraient nous permettre de nous mettre en réseau et à leur tour de retrouver des anciens ?
    J’attends vos suggestions … avant de … balancer !
    bien cordialement,
    Anne Calvez

  39. Michelle dit :

    Chère Anne Calvez,
    Merci de votre contribution, je me rappelle bien votre visage de petite fille, vous deviez avoir environ trois ans de moins que moi et, peut-être, être dans la classe de mon frère. Votre idée me paraît intéressante, avec des élèves de mon époque, nous avons aussi retrouvé pas mal de noms. Hélas ! Certains plus de 50 ans après sont déjà décédés. En sixième classique en 1954, nous étions des monstres qui avions déstabilisé par notre comportement notre jeune prof de latin-français, j’y ai souvent repensé en le regrettant, moi qui devins enseignante à l’Université. Une attitude des enfants que l’on critiquerait aujourd’hui avec raison aussi. On n’a rien inventé. De mauvais souvenirs, j’en ai pas mal, avec les professeurs de mathématiques notamment dans les petites classes, puis en terminal et aussi avec un professeur de latin-français qui me mit trois zéros la même matinée en cinquième. A mon avis injustement. Je tairai leurs noms. On n’avait pas à l’époque le regard compatissant et bienveillant vers les jeunes. On éliminait sans scrupule, même avec un certain plaisir. Mesdames Portal et Poisson, je les ai connues aussi en primaire à La Baule où nous passions, dès 5 ans, une sélection assez sévère pour être admis dans leurs cours de onzième et retrouvées en quatrième à Jean Macé. On ne rigolait toujours pas. Il fallait se lever en silence quand la surveillante générale entrait et les colles du jeudi étaient fréquentes pour peu. Globalement, mes souvenirs de ces années sont ternes et tristes, je me suis efforcée dans mon activité d’être plus abordable sans savoir si j’ai réussi.

  40. Tapon-Couturier Nelly dit :

    Vous m’avez envoyé un mail pour que je vous donne mon accord diffuser mon témoignage…………mais j’ai effacer le mail en faisant une fausse manoeuvre!!
    Oui, bien sur que j’accepte!

  41. anne CALVEZ dit :

    Bonsoir Michelle !

    merci pour votre réponse si rapide!Qui est donc votre frère? Savez vous que l’info est précieuse…surtout si nous étions dans la même classe, de la 6° à la 3 ° disons …
    En effet, à lui comme à tous nos autres amis , je lance un appel :
    un film avait été tourné par Mr Macé(prof d’anglais)avec la participation de toute la classe (section latin)qui avait imaginé le thème, très onirique … La « vedette  » était Pierrette Touteau .Quelqu’un partagerait il mon souvenir ?
    Mieux, quelqu’un aurait il en sa possession ce document , rare, rare, rare ? !

    à bientôt,
    bien cordialement à tous,
    Anne Calvez

  42. Michelle dit :

    Revenant au message d’Anne Calvez, je me remémore aussi Mme Bertounèche dite Toutoune effectivement que j’ai retrouvée très longtemps après, dans les années 1980. Elle était en retraite alors, nous avions des amis communs et c’était une personne absolument adorable, généreuse, cultivée et ouverte. Quant à Totor, on ne bronchait pas et il fallait garer convenablement sa bicyclette en arrivant en l’accrochant à un clou, sinon gare. C’était difficile de la monter ma vieille bécane bien lourde des années 1930 quand j’étais en sixième. Pas beaucoup de force et aucune aide à attendre. Mais ordre et discipline régnaient. Tatave et Prosper, nos profs d’Histoire-Géo, me laissent de bons souvenirs de même que M.Aubin. En Français et Latin, nous avions aussi affaire à Mme Aubin et à M. Simon, un homme charmant, qui devint mon voisin et que j’ai connu jusqu’à son décès en 2003. Il s’était mis à faire des aquarelles et souhaitait les exposer. En Sciences Naturelles, nous avions M. Brouard et en fin de parcours Mme Renaud. En Physique-Chimie, Mme Filleux m’a fait aimer ces matières. Mme Taveneau enseignait la philosophie. Pour la gymnastique, les filles avaient Mme Galé. Je me rappelle les hivers 1954 ou 1955 où il avait fait – 15 °C, néanmoins Plein Air dans le Grand Marais en tenue légère, short je crois. Les pantalons n’étaient pas fréquents ou peut-être même interdits pour les filles. Et puis pas de parka ou blouson léger et confortable comme aujourd’hui et les chaussures, n’en parlons pas. En Sixième, en Anglais, nous avions Mme Siemiradzka, très grande et trop tôt disparue, qui avait partagé avec ses élèves à Noël son pudding so British. Quelle découverte ! Nous étions la génération des enfants nés dans la Guerre. On n’a sans doute pas assez étudié cette tranche d’âge au parcours hétérogène du fait des événements. Bien des petites enfances avaient été malheureuses et éprouvées. Plus tard, comme enseignante de Santé, je l’ai regretté et ai fait faire une thèse sur un sujet voisin. Ce thème n’a pas été bien traité en France, pays éprouvé, c’est dommage, car nous sommes déjà vieux. En primaire, comme en secondaire, je me rappelle les enseignants nous dire souvent : ah ! ces enfants de la guerre, on ne peut rien en tirer, pas sages et nuls, pas comme les classes d’avant la guerre. Cela m’humiliait et me questionnait sans que je n’en mesure la réelle signification. Devenus adultes, nous sommes maintenant la génération de retraités que l’on envie presque. il y aurait tant à dire… Amitié à tous de toutes les générations.

  43. Sessa dit :

    J’ai fréquenté la Cité Scolaire pendant les années scolaires 1959/60 et 1960/61. car j’ai fait 2 math elem. Je garde un excellent souvenir de ces batiments tout neufs et des professeurs, surtout en math avec Mr Fontaine.
    Fille d’un prof du lycée, j’ai entendu parler les années suivantes de la Cité Scolaire. Mes enfants ont été également élèves de cet établissement.

  44. lebreton annick dit :

    en lisant tous les témoignages , je me rappelle toutes années où la blouse était obligatoire avec le nom brodé dessus , le cours de gym avec un short bouffant noir , pas de maquillage,pas de pantalon
    la peur de rencontrer Melle Poisson , se lever de sa chaise quand une personne rentrait dans la classe
    la cantine nous nous rendions en rang, , pois chiche, choux fleur ,purée de pois,saumonette dont je n’ai plus voulu en manger pendant longtemps ,mais étant bonne mangeuse je m’accommodais par rapport à certaines!
    la cantine des garçons était dans une autre salle et leur plafond était tapissé de boulettes de je ne sais quoi!
    je me souviens aussi des montées des escaliers ,3 étages, de la recherche des salles quand vous êtes nouveau!
    les professeurs: certains m’ont laissée de bons souvenirs ,Mme Simeraska,Mr Rochard entre autre d’autres moins soit trop sévères ou trop mous et c’était le chahut
    j’aimais bien les heures d’études ,je pouvais choisir un livre à la bibliothèque ou m’avancer de mes devoirs
    le matin le car nous déposait derrière le collège si nous étions en retard passage obligé chez la surveillante pour un billet d’entrée
    l’après-midi les cours ne finissaient pas toujours à 17 h ,nous devions aller chercher notre car place du pertuichaud à pied s’il pleuvait nous portions des bottes et un ciré,le cartable était lourd dans la côte
    de mes années d’Aristide j’en conserve quand même de bons souvenirs

  45. Michelle dit :

    A Anne Calvez,
    J’ai eu la surprise de voir mon frère aujourd’hui qui n’habite plus le département et lui ai demandé à propos du film. Il fut au moins un moment dans votre classe et se rappelle bien votre visage. Il se souvient d’un film du professeur Macé, mais qui avait été tourné une année avant et qui avait été montré aux élèves. Il m’a dit que c’était autour d’un squelette prénommé Oscar, mais il n’en garde pas vraiment quelque chose de très précis. Il n’a pas de copie et ne s’est pas mis à l’ordinateur jusqu’à présent.

    Par ailleurs, quand on est vétéran et universitaire, c’est très intéressant de lire la succession des messages. On perçoit très bien les changements qui se sont effectués au cours du temps dans l’ Education Nationale. En fonction des époques, les sentiments et les ressentis sont très différents. Aujourd’hui, il existe du convivial et des amitiés, des bons souvenirs, peu de tout cela autrefois. On avait un ou deux amis du même sexe que l’on fréquentait parfois en dehors, mais guère plus. On pouvait passer 7 ans ensemble sans vraiment se connaître ni même se parler. A l’Université, c’était la même chose, mais plus maintenant. Du primaire au secondaire, les professeurs vouvoyaient les élèves, le tutoiement était rare. C’est un bon témoignage sociétal ce blog. Amitiés.

  46. D. M. dit :

    Certains posts de ce blog sont pour moi une plongée dans des couches de mémoire vieilles de près de 60 ans.Je suis entré en 6ème M dans les baraquements à l’automne 53 et sorti de Math-Elem en juin 60 dans la Cité scolaire (je ne suis donc pas hors sujet…)
    Tous les posts relatifs à cette époque restituent bien l’ambiance qui régnait à Aristide.Cependant, j’ai envie de nuancer la description d’un surveillant général portant une attention bienveillante au milieu social des élèves.
    Sans que je puisse étayer cette opinion, je pense que dans l’ambiance d’avancée sociale qui a régné après la Libération, les instituteurs ont été incités à orienter les élèves susceptibles d’y réussir vers des études secondaires en les présentant à l’examen (ou concours, je ne me souviens plus) d’entrée en 6ème.C’est ce qui m’est arrivé alors que pour moi, l’horizon s’arrêtait au Certificat d’Etudes.
    C’est ainsi que je me suis retrouvé en face de profs qui, je l’ai compris beaucoup plus tard, étaient agacés par un afflux d’esprits peu préparés à une culture classique et à l’abstraction.(Situation d’ailleurs très actuelle, mais avec des conséquences fort différentes)
    Personnellement, et jusqu’en seconde, j’ai toujours eu le sentiment de voyager en première avec un billet de seconde, sentiment qui aurait probablement été très atténué si j’avais été un élève brillant, ce qui ne fut malheureusement pas le cas.
    Le surveillant général s’est d’ailleurs chargé de me confirmer dans cette impression, à la suite de je ne sais quel méfait, en me disant que ma conduite s’expliquait par le fait que j’habitais une banlieue ouvrière.
    Tout celà s’est dissipé au cours du second cycle, avec l’arrivée de profs plus jeunes (je pense, entre autres, à M. Couty, dont j’ai retrouvé le nom sur ce blog et à M. Petitgas qui a déclenché mon goût pour la langue anglaise) et un certain « écrèmage » dans la population scolaire.
    Après le Bac, pour des raisons budgétaires, j’ai dû partir à la conquête de diplômes rapidement monnayables. C’est alors, au vu de l’étroitesse de la formation qui m’était donnée, que j’ai pu mesurer la qualité de l’enseignement qui nous avait été dispensé en première et en terminale, excellente préparation des esprits à des études supérieures.
    Je n’ai pas de mauvais souvenir de la discipline qui régnait alors. Le respect des profs et des règlements étaient choses acquises, sans que celà constitue une contrainte.L’encadrement nous maintenait dans ces bons sentiments à l’aide de quelques calottes et coups de pied au derriére qui ne scandalisaient personne.
    Très peu de souvenirs de chahuts, sauf chez ce pauvre M. Vieau, dont les cours de musique étaient le théâtre d’échanges de boulets de charbon sur le sol entre les tables.
    Que ceux qui m’ont lu jusqu’au bout me pardonnent d’avoir été aussi long..

  47. Michelle dit :

    Pour D.M.et Lebreton Annick qui, elle, doit être plus jeune que nous.

    Que de commentaires bien utiles ! En 1954, les filles devaient porter des blouses obligatoirement roses. Pas si faciles à trouver et d’un coût certain pour les familles, moi-même étant de milieu modeste et, de plus, une fille, chaque année devait être franchie sans redoublement, sinon fin des études. Pour la gymn, effectivement, shorts bouffants noirs. Je me demande dans les anciens locaux s’il existait une salle de gymnastique en cas d’intempéries. Aucun souvenir, ni même d’un préau. Pression permanente de l’Institution et de la famille qui considérait que j’y perdais mon temps et surtout de l’argent. Un jour que j’accompagnais ma mère au grand marché vers l’âge de 15 ans, j’entendis deux commères parler d’une jeune fille qui allait au lycée en en disant : à cet âge, n’est-ce pas malheureux de ne pas encore gagner sa vie et de vivre au crochet de ses parents ? Je détournais bien vite l’attention maternelle de ces personnes. J’avais tout compris, mon sort futur était entre mes mains et passait par le lycée. Donc nécessité d’un travail acharné.

    D’accord avec D.M., il n’y avait pas à notre époque d’attention bienveillante ni sociale ni sur la santé des élèves. Pour entrer en 6 ème, il y avait un concours pas un examen, difficile, car il n’y avait qu’un nombre limité de classes, tables et chaises; 3 ou 4 classes à mon époque avec Jean Macé. Cinq fautes dans la dictée pour le concours étaient éliminatoires. Au Brevet BEPC, puis aux deux Baccalauréats, cinq fautes dans un devoir, quelle que fût la matière, entraînaient une note inférieure à la moyenne, même avec un sujet bien traité. Néanmoins les enfants des classes aisées avaient plus de chances d’y accéder. Pourquoi ? j’ai quelques pistes.
    Les instituteurs poussaient effectivement leurs bons éléments vers le collège, souvent contre les parents. Partir en apprentissage ou travailler à 14 ans était la norme. Comme D.M., je savourais l’enseignement reçu et étais dans les mêmes sentiments que lui et mesurais ma chance par rapport aux générations antérieures de filles qui travaillaient à 12 ans. Recevoir une fessée à 11 ans en CM2, des coups de règle sur les doigts ou un coup de pied ne choquait personne. Je ne leur en ai pas voulu, mais au racisme dont je fus victime sur mon patronyme, OUI. Mes notes étaient souvent tirées vers le bas.
    Monsieur Viaud, notre professeur de musique, essayait de nous ouvrir à la sensibilité musicale, moi aussi cela me pesait à l’époque. Par lui aussi, on recevait en fait une très bonne éducation complète qui nous préparait bien à l’Universitéet à la vie. Globalement, on peut dire MERCI. De plus, les livres étaient prêtés pour l’année, peu de frais pour les parents. La sélection des élites se préparait en fait essentiellement dans le Primaire. Cela n’a pas tant changé en fait.

  48. D. M. dit :

    Non, Michelle, il n’y avait pas de salle de gym au Grand Marais.
    Le sport se pratiquait sur un terrain situé derrière la salle d’étude, équipé d’un bac à sable surmonté d’un portique d’où pendaient deux cordes à grimper, et de deux cages pour les jeux de ballon.
    En 57 ou 58, on y a bâti deux préfabriqués abritant quatre salles de classe.j’ai fait ma seconde dans l’une d’elles.
    Je me souviens aussi que parfois on nous menait dans une salle du SNOS pour les cours de gym. Ce devait être quand nous avions M. Conan comme prof: il avait un sens du confort différent de celui de M. Guyodo.
    Je me demande quelle a pu être l’influence des shorts bouffants noirs sur la formation de la sexualité des garçons de cette époque.Cà mérite réflexion…
    J’ai été frappé par la récurrence, dans ce blog, de l’évocation du duo Portal-Poisson, que j’ai côtoyé quand j’ai fait ma troisième à Jean Macé.Souvenir de personnages d’une dureté de pierre et d’une densité inexorable.
    Un petit journal satirique avait paru, une seule fois je crois, se moquant gentiment des profs.L’un des auteurs avait très finement traduit l’expression espagnole « El portal de Belèn » par « Elle porta des baleines ».

  49. Michelle dit :

    A D. M.Oui tout ce que vous mettez est exact. J’avais oublié. J’ai également effectué ma seconde à cet endroit. Avec Mme Galé, les filles allaient également parfois au SNOS qui était couvert. Les classes étaient mixtes sauf les cours de gymnastique. Je ne sais pas si nous nous y rencontrions parfois, je n’en ai pas souvenir. Les camarades que nous avions étaient essentiellement de même sexe et du même milieu social, du moins dans ma mémoire. Et pour les loisirs, il n’y en avait pas beaucoup pour les raisons évoquées précédemment. Moi aussi, j’habitais dans une cité de la reconstruction et j’avais de la route à faire à bicyclette par tous les temps, car le ramassage et les bus scolaires étaient inconnus. Et puis, en plus du travail scolaire significatif, il y avait l’aide à apporter dans la famille. Quant à la cantine, où je fus à je

  50. Michelle dit :

    Veuillez m’excuser, j’ai fait une mauvaise manoeuvre, je reprends à D.M.. Quant à la cantine, avant 1959, on partait du lycée du Grand Marais, en colonne, vers Jean Macé. Pour la première fois, jai vu des olives vertes. J’ai goûté comme les autres, cela ne nous a pas plu et nous avons joué à nous les lancer…
    Quant à Mme Portal et Poisson, je ne sais si c’est objectif et mérité, mais j’en garde un très mauvais souvenir aussi. La peur permanente de les croiser ou de les voir entrer. Leur connaissance, je l’avais faite dès 1947 à mon entrée en onzième dans les classes primaires du lycée à La Baule les Pins, accompagnée de mon père qui était venu me présenter et n’en menait pas large non plus. Pas pour les mêmes raisons que moi. Il avait peur seulement que je réponde mal aux questions posées par une de ces dames et que je ne sois refusée. Je n’avais que 5 ans. L’enseignement primaire reçu alors dans cet établissement était excellent. Mais déjà, j’y fus victime de mon patronyme et discipline de fer.

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